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Le labyrinthe de Cnossos Construit en Crète à partir de 1 700 ans avant notre ère environ, l'architecture connue sous le nom de palais de Cnossos, avec ses innombrables pièces entrelacées, est certainement le Labyrinthe que la mythologie attribue au Minotaure.
Ce sont les auteurs anciens qui nous ont rapporté cette légende. Tous leurs récits sur la Crète tournent autour du Labyrinthe. Dédale est l'architecte supposé de ce Labyrinthe. Originaire d'Athènes, il a été forcé de s'exiler pour avoir tué son neveu. Il se réfugie en Crète, où le roi Minos, fils de Zeus et d'Europe, lui demande de construire un édifice pour y enfermer le Minotaure. Plus tard, Minos ayant vaincu Athènes, la cité asservie dut payer un tribut de sept jeunes hommes et sept jeunes femmes, chaque année. Enfin, pour avoir déplu au roi, Dédale et son fils Icare furent enfermés dans le Labyrinthe. Ils s'en échappèrent en se fabricant des ailes avec de la cire. Mais en s'envolant, Icare s'approcha si près du Soleil que ses ailes fondirent. Il fut alors précipité dans la mer, près de Samos, évènement à l'origine de la mer Icarienne.
En 1894, l'archéologue sir Arthur Evans arrive en Crète pour rendre la vie à l'île du roi Minos. Cette architecture très complexe est sans doute à l'origine des récits mythologiques sur le Labyrinthe. Par contre, on doit à Evans une chronologie de la civilisation minoenne. Dans son œuvre maîtresse, The Palace of Minos at Cnossos, qu'il publie en 1930, il propose une chronologie en trois périodes, fondée sur la céramique.
Les vestiges retrouvés, qui datent du IIème millénaire avant notre ère, montrent une civilisation brillante, qui utilise une écriture pictographique, et une économie riche, fondée sur le commerce. La Crète se relève rapidement. Les palais sont reconstruits, encore plus grands et complexes. Vers 1 570 avant notre ère, un deuxième tremblement de terre, en rapport avec l'éruption du Santorin, détruit de nouveaux les palais. Vers 1 450 avant notre ère, cette civilisation disparaît brutalement. La catastrophe n'est pas, cette fois-ci, naturelle.
Pourquoi ce palais a-t-il été victime d'une aussi mauvaise réputation ? Peut-être qu'il ne s'agissait pas d'un palais mais d'un sanctuaire. Un sanctuaire dans lequel des victimes auraient été immolées. Ou, peut-être était-ce un lieu sacré servant de cimetière ? Car en effet, certains archéologues contestent au gigantesque édifice dégagé à Cnossos sa vocation de palais d'habitation. Ils ont constaté que le lieu géographique était peu judicieux pour un palais : exposé et donc difficile à défendre. Selon l'archéologue allemand Hans Georg Wunderlich, le palais aurait été un immense mausolée destiné à recevoir les morts. Il n'aurait donc jamais été habité. Cette théorie est séduisante et collerait parfaitement à la légende d'un palais «maudit», abritant un monstre. En fait, les deux théories ne sont pas vraiment convaincantes au vu des découvertes. Le mystère reste donc pour le moment non résolu. Mais, les fouilles se poursuivent et Cnossos nous livrera peut-être un jour tous ses secrets.
L'Altantide
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